Franck Rabeyrolles / Slow (chronique 2026)
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CHRONIQUE (nouveauté 2026). semblerait que le barde britannique Lloyd Cole ait un cousin éloigné en France. Celui-ci s’appelle Frank Rabeyrolles et vit dans le sud de la France, du côté de Montpellier. Et bon sang/son ne saurait mentir… La (petite) musique de Frank empreinte de folk/americana, rehaussée de « virgulelettes » pop, voire d’allusions à la new wave romantique des années 80 (sur Take a paper), tout cela digéré, réinventé, remanié, poncé, n’est pas faite/imaginée pour être jouée dans les stades et chantée à plein poumons par des foules énamourées (Quoique ! Il faudrait passer l’intéressé au supplice de « La Question » pour s’en assurer) mais plutôt pour que l’on y tende un peu/beaucoup l’oreille comme sur Getting Old, Take a Paper, ou Suddenly. Trois morceaux cités ici qui ouvrent cet album, mais cela est valable aussi pour My Friend, Break ou l’instrumental Slow Cricket, trois titres qui viennent clore le disque. Plus haut, j’utilisais le mot « poncé », et ce n’est pas un hasard. La (petite) musique de Frank, ses refrains délicatement ourlés, ses chansons drapées de mélancolie, renvoient au registre de l’artisanat. Un artisanat haut-de-gamme, un savoir-faire fragile celui d’artistes comme le précité Lloyd Cole, mais aussi de frères de sons, comme The Go-Betweens, American Music Club que l’on voudrait voir préserver. Je ne saurais donc mieux que vous conseiller de faire un saut Chez Rabeyrolles, une boutique méritant au moins quatre étoiles sur Trip Advisor. On y est bien. Très bien même.
Frédérick Rapilly 😎
Frank Rabeyrolles
Slow
(Too Good To Be True) – 20 / 02 / 2026
Cote d'amour = ****°°
- Disponible en CD et numérique
